Tuesday, 21 July 2020

Brésil : la criminalité, problème numéro un

By Bruno Racouchot



La criminalité, problème n° 1 : tel était le condensé de l’entretien que m’avait accordé, en juillet 2018, à Brasilia, Flavio Werneck Meneguelli, vice-président de la Fédération nationale des policiers fédéraux. Il faut reconnaître que les chiffres à l’état brut donnent le vertige. Le dernier annuaire brésilien de sécurité publique (2018) recense 63 880 homicides, en 2017, en accroissement de 2,9 % au regard de l’année précédente. Soit un ratio de 30,8 % pour 100 000 habitants. Pour mémoire, en Europe, le taux est environ de 1 pour 100 000. Pour mémoire également, il faut se souvenir que l’on recensait moins de 20 000 homicides par an au Brésil, à l’aube des années 1980, avant que les militaires ne quittent le pouvoir. Les professionnels de la sécurité publique estiment, en outre, qu’il convient d’ajouter à ce bilan 2017, une partie des 82 684 personnes recensées comme disparues la même année. Si l’on met ces chiffres en regard des attaques terroristes, on demeure proprement confondu : l’Atlas de la violence 2017 au Brésil montre que le nombre de morts liés à des actes de terrorisme est inférieur au nombre d’homicides commis dans le seul Brésil pour chaque période de trois semaines : 3 314 décès imputables au terrorisme annuellement contre 3 400 meurtres toutes les trois semaines au Brésil. Autre comparaison frappante : durant les cinq années où a culminé la guerre en Syrie, on y a cependant compté moins de morts qu’au Brésil.

Si l’on poursuit notre investigation dans l’aire criminelle brésilienne, pour ce qui est des viols déclarés, ils s’élèvent à 60 018, en 2017, soit une hausse de 8,4 % par rapport à 2016.


Pour la suite et l'intégralité de l'article publié, en français, dans le numéro 56 de la revue Outre-Terre intitulé, "Le Brésil et la révolution géopolitique mondiale" : Brésil : la criminalité, problème numéro un

La version portugaise est disponible sur le site internet de la revue franco-brésilienne de géographie ConfinsA criminalidade, problema n°1

No comments:

Post a comment