Monday, 10 August 2020

Brésil, pays de l’attente

By Laurent Vidal


Le Brésil impose aux sciences de l’homme, non seulement la compréhension d’un espace lointain, mais celle d’une temporalité différente, de configurations sociales originales, de pratiques culturelles singulières : on le sait au moins depuis la mission française appelée pour la fondation de l’Universidade de São Paulo, qui comptait entre autres, aux côtés Claude-Lévi-Strauss et Fernand Braudel, le géographe Pierre Monbeig. Cesar César Simoni Santos écrit, à son propos, dans un article dont le titre peut se traduire par « Pierre Monbeig et le vacillement d’une tradition dans les Tropiques » :


« Dans le Nouveau Monde, la dynamique territoriale de l’avancée de la civilisation occidentale, tout en nécessitant de nouvelles ressources théoriques et conceptuelles pour sa propre interprétation, a ouvert un nouvel univers de possibilités dans le domaine disciplinaire de la géographie. […] Pierre Monbeig, confronté au phénomène des franges pionnières [...] a su présenter des pistes insolites face à une nouvelle réalité. [Il] a eu la chance de faire, presque simultanément à la consolidation de la méthode régionale en France, l’expérience d’une réalité hostile à la stabilité des agencements spatiaux, ce qui lui a permis d’examiner en profondeur la légitimité de la méthode qui avait été normalisée par l’habitude disciplinaire de la géographie ». 

 

Pour la suite et l'intégralité de l'article publié, en français, dans le numéro 56 de la revue Outre-Terre intitulé, "Le Brésil et la révolution géopolitique mondiale" : Brésil, pays de l’attente

La version portugaise est disponible sur le site internet de la revue franco-brésilienne de géographie Confins : Brasil, país da espera

No comments:

Post a comment