Sunday, 18 July 2021

Quand la COVID-19 teste Singapour

 By Eric Frécon

 


 
La Covid-19 à Singapour ? Tout avait si bien commencé…

Sitôt apparue la première vague revenait la même rengaine, déjà entendue lors des crises précédentes (SRAS en 2003, H1N1 en 2009, récession en 2009) et fondée sur la même efficacité : le pays mettait tout en œuvre pour protéger sa population face à la Covid-19. La méthode singapourienne était à juste titre célébrée. Sa technologie profitait d’importantes ressources humaines, tels les conscrits, pour actualiser tracking et mapping. Tout était sous contrôle. Ou presque. Car début avril, le gouvernement a soudainement dû revoir son discours. Depuis l’indépendance en 1965, on le connaissait jusqu’alors adepte de la « sécuritisation » chère à l’école de Copenhague des Relations internationales. Toujours prompt à alimenter le mythe de sa vulnérabilité, propice au développement de moyens extraordinaires, le gouvernement renforçait par la même occasion son « pacte hobbesien ». Celui-ci était nécessaire pour solidariser la société multiraciale face à un hypothétique ennemi commun. Mais cette fois-ci, point de menace construite et instrumentalisée ; le risque était sérieux. À nouveau frappa le syndrome de 1942 – quand les Japonais, attendus sur les côtes au sud, débarquèrent finalement, contre toute attente, depuis la péninsule au nord et infligèrent à l’empire britannique la pire défaite de son histoire, selon Churchill lui-même.

Dans un même aveuglement, alors que think tanks et budgets singapouriens continuaient à faire la part belle à la sécurité « traditionnelle », comme en témoignent les budgets de la défense ou le peu d’intérêt porté à la COP21, c’est une menace qualifiée de « non-traditionnelle » (non-étatique) qui a frappé…

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Pour la suite et l'intégralité de l'article publié, en français, dans le numéro 57 de la revue Outre-Terre intitulé, Virus planétaire - Géopolitique de la Covid-19 : https://www.cairn.info/revue-outre-terre-2019-2-page-169.htm.

Le volume est, lui, disponible dans les boutiques, librairies et bibliothèques numériques suivantes :

 

La Corée du sud et la COVID-19 : un modèle de gestion sanitaire ?

 By Dominique Barjot

 

Second pays, après la Chine, à avoir été touché par la pandémie de Covid-19, la Corée du Sud est apparue rapidement, à l’instar de Hong Kong, Singapour ou Taïwan, comme un modèle pour l’Europe. De fait, les statistiques officielles plaident en faveur du modèle sud-coréen. Au 16 mai 2020, le pays se situe seulement au quarante-troisième rang mondial par le nombre de patients atteints par le nouveau coronavirus.Relativement plus touchée en proportion de sa population que les autres pays d’Asie orientale et du Sud-Est, à l’exception notable de Singapour, la Corée du Sud se caractérise à la fois par un très faible taux de décès (2,4 % des patients atteints) et un taux de guérison très élevé (89,1 %). C’est beaucoup mieux que les États-Unis (respectivement 6 et 17,5 %), que la France (19,4 et 42,2 %), mais aussi que l’Allemagne (4,5 et 85,9 %), que la Chine (5,6 et 94,3 %) et le Japon (4,4 et 63,8 %). En Asie, seuls font mieux Taïwan (1,6 et 87,1 %), Hong Kong (0,4 et 95,9 %), sans doute Singapour (0,1 % de décès) et, peut-être, le Viêt-Nam (83,3 % de guérisons).

Il convient cependant de manier de telles statistiques avec la plus grande prudence. Ainsi les chiffres de contaminés et de décès fournis par l’Iran, le Japon, la Russie, le Brésil, mais aussi et surtout la Chine, en raison du faible nombre de cas testés positifs et de victimes comme d’une courbe épidémique trop fortement atypique. Les pays occidentaux n’échappent pas à de telles controverses : la France a mis du temps à comptabiliser les décès dans les EHPAD, catégorie toujours non prise en compte au Royaume-Uni…

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Pour la suite et l'intégralité de l'article publié, en français, dans le numéro 57 de la revue Outre-Terre intitulé, Virus planétaire - Géopolitique de la Covid-19 : https://www.cairn.info/revue-outre-terre-2019-2-page-143.htm.

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Le monde chinois face à la COVID-19 : du presque épicentre du système international à l’épicentre initial d’une urgence sanitaire mondiale

 By Laurent Amelot

 


Dans le prolongement de son élection à la tête des instances exécutives du parti communiste (2012) et de l’État chinois (2013), Xi Jinping prononce, à l’automne 2013, deux discours majeurs, l’un à Almaty (Kazakhstan), l’autre à Djakarta (Indonésie), au cours desquels il dévoile ses ambitions pour la Chine et pour le Monde. Leur synthèse, l’initiative « Une ceinture, une route » (One Belt, One Road – OBOR), devenue en 2015, « Initiative ceinture et route » (Belt and Road Initiative – BRI), est un projet pharaonique destiné à placer la République populaire de Chine au centre des affaires de la planète à l’horizon 2049, année du centenaire de la naissance de la nation communiste en Chine, grâce à un vaste maillage infrastructurel et institutionnel, construit autour du primat d’une relation « gagnant-gagnant ».
 
Près de sept ans plus tard, l’ambition de la Chine continentale reste intacte. La voie est tracée, mais risques, obstacles et tensions se multiplient. Sur le plan intérieur, à l’échelon politique, Xi Jinping, en concentrant l’essentiel des pouvoirs, favorise l’inertie dans la prise de décision en période de crise, alors que ses prédécesseurs privilégiaient le pragmatisme. À l’échelon social, la politique du crédit social, construite autour d’une évaluation des comportements en vue d’un contrôle total du peuple, crée les germes d’une résistance populaire inédite dans un contexte de crispations accrues. À l’échelon économique, la baisse continue de la croissance couplée à une crise de la dette au niveau de l’État, comme des provinces et des municipalités, et associée à la promotion de champions nationaux, facilite corruption et distorsions dont les effets sur le système économique en général et sur l’Initiative ceinture et route en particulier ne sont pas anodins… 

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Pour la suite et l'intégralité de l'article publié, en français, dans le numéro 57 de la revue Outre-Terre intitulé, Virus planétaire - Géopolitique de la Covid-19 : https://www.cairn.info/revue-outre-terre-2019-2-page-127.htm.


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Monday, 18 January 2021

Les arrière-pensées de la Chine dans l’Himalaya

 By Alain Lamballe

 


Les 11 et 20 avril, des hélicoptères chinois ont survolé un territoire considéré par les Indiens comme faisant partie de leur État de l’Himachal Pradesh, immédiatement au sud de l’Aksai Chin.


Les 5 et 6 mai, des heurts ont opposé des soldats chinois et indiens dans la partie orientale du Ladakh, en Aksai Chin, sur les bords du lac Pangong (Pangong Tso, tso signifiant lac en tibétain) et dans la vallée de la Galwan. Des bagarres à main nue ont eu lieu ainsi que des jets de pierre. Des blessures ont été enregistrées dans les deux camps. La Chine affirme que ses troupes effectuaient une patrouille sur son propre territoire, le long de la ligne de contrôle effectif (le terme officiel en anglais étant line of actual control ; à ne pas confondre avec la ligne de contrôle, line of control en anglais, séparant les parties du Cachemire administrées par l’Inde et le Pakistan). Mais l’Inde déclare que les Chinois l’ont dépassée de plusieurs kilomètres, empiétant sur ce qu’elle considère comme étant son territoire. Les deux pays ont envoyé des renforts terrestres, y compris de l’artillerie. Par ailleurs, des hélicoptères chinois se sont approchés de cette ligne non démarquée et des Sukhoi 30 de l’armée indienne ont effectué des sorties dans la zone. Les Chinois reprochent aux Indiens d’édifier des constructions dans la vallée de la Galwan, rivière prenant naissance à l’est du col de Karakoram et se jetant dans la Shyok, elle-même affluent de l’Indus.

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Pour la suite et l'intégralité de l'article publié, en français, dans le numéro 57 de la revue Outre-Terre intitulé, "Virus planétaire - Géopolitique de la Covid-19" : https://www.cairn.info/revue-outre-terre-2019-2-page-119.htm?contenu=article

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Un défi pour le multilatéralisme : l’instrumentalisation de l’Afrique par la Chine et ses conséquences sur les décisions de l’OMS

 By Valérie Niquet

 


La Chine joue un rôle majeur en Afrique, et notamment en Éthiopie, dont l’actuel directeur général de l’OMS a été ministre de la Santé puis ministre des Affaires étrangères. Cette influence souvent opaque, et le soutien apporté par Pékin à Tedros Adhanom Ghebreyesus, semble avoir pesé sur les prises de position de l’OMS face à la crise de la Covid-19. Les conséquences de ces décisions se font aujourd’hui sentir au niveau mondial et contribuent à décrédibiliser un système multilatéral fragilisé. Cette note a pour objet d’analyser les stratégies d’influence de la Chine en Afrique et en Éthiopie, et d’en retracer les conséquences sur le système de santé international.


La Chine a redécouvert l’Afrique, en 1996. Au mois de mai de cette année-là, le président Jiang Zemin se rendait dans six pays d’Afrique : le Kenya, l’Égypte, premier pays africain à avoir établi des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine (RPC) en 1956, l’Éthiopie, le Mali, la Namibie et le Zimbabwe. Ce faisant, la Chine, focalisée depuis 1979 sur son propre développement après la mise en œuvre de la politique de réformes économiques par Deng Xiaoping, renouait avec un passé qui lui permet – jusqu’à aujourd’hui – de capitaliser sur son image de puissance « du Sud ». 

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Pour la suite et l'intégralité de l'article publié, en français, dans le numéro 57 de la revue Outre-Terre intitulé, "Virus planétaire - Géopolitique de la Covid-19" : https://www.cairn.info/revue-outre-terre-2019-2-page-109.htm

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Sunday, 17 January 2021

Comment la COVID-19 a encore creusé le déséquilibre économique de la Chine

 By Michael Pettis

 


En avril la Southwestern University of Finance and Economics, une université nationale de Chengdu, dans le sud de la Chine, a produit une recherche qui établit l’impact de la Covid-19 sur les ménages chinois. Bilan : les ménages dont le revenu annuel est inférieur à 50 000 yuans (7 100 dollars) sont ceux qui subissent le choc de la pandémie.


Le rapport a pointé les faits suivants : les petits entrepreneurs et les travailleurs indépendants enregistrent la baisse de moyens la plus importante, alors qu’au contraire les cadres des grandes entreprises ont vu leurs moyens s’accroître. Selon cette étude, les ménages chinois ont décidé que dans l’avenir ils allaient répondre au choc de la pandémie par une épargne accrue.


Un bilan qui a des implications non seulement pour la Chine, mais aussi pour l’économie mondiale. Comme les pauvres sont plus susceptibles d’éprouver l’impact de la pandémie que les riches, et vu qu’ils tendent à dépenser presque tous leurs revenus – contrairement aux riches qui épargnent plus largement – l’impact sur leur revenu aura un effet disproportionné quant à la part de la consommation dans le PIB. Et encore exacerbé par la décision des ménages dont les revenus n’ont pas été affectés – même si la pandémie a été pour eux aussi un choc économique – de réduire leurs dépenses et d’accroître leur épargne.

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Pour la suite et l'intégralité de l'article publié, en français, dans le numéro 57 de la revue Outre-Terre intitulé, "Virus planétaire - Géopolitique de la Covid-19" : https://www.cairn.info/revue-outre-terre-2019-2-page-105.htm

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Trump est-il vacciné contre le coronavirus ?

 By François Vergniolle de Chantal

 


Il y a une certaine ironie à voir Trump – qui personnalise tout, les enjeux comme les problèmes, en cherchant des boucs émissaires – se heurter à un ennemi sans visage, un virus, qui, bien que décrit comme « chinois », n’en reste pas moins fatalement anonyme. La campagne de réélection de Trump se présentait pourtant sous de bons auspices. Non seulement il est rare qu’un candidat à un second mandat soit battu, mais les bonnes performances de l’économie, notamment en termes d’emploi (à peine 3,5 % de chômeurs et un taux de croissance annuelle supérieur à 2 %), et celles de la Bourse jouaient évidemment en sa faveur. L’échec de la procédure de destitution entamée par les démocrates en décembre 2019 avait mobilisé sa base électorale et illustré l’unité du camp républicain. Enfin, la montée de Bernie Sanders chez les démocrates était une aubaine : la « gauchisation » du parti permettait à Trump d’organiser une campagne du « capitalisme » contre le « socialisme », ce qui lui aurait ouvert un boulevard électoral.


Malheureusement, pour lui, la crise sanitaire de la Covid-19 a rebattu les cartes. Les démocrates ont ainsi réussi le tour de force de l’unité et du ralliement autour d’une figure consensuelle et modérée en la personne de Joe Biden. L’effondrement de l’économie et la mise en place soudaine d’une « social-démocratie de l’urgence » avec des plans de soutien qui atteignent un montant titanesque (2,884 trillions de dollars) privent l’administration sortante de ses thèmes de campagne privilégiés…
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Pour la suite et l'intégralité de l'article publié, en français, dans le numéro 57 de la revue Outre-Terre intitulé, "Virus planétaire - Géopolitique de la Covid-19" : https://www.cairn.info/revue-outre-terre-2019-2-page-101.htm

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Geopolitics Event

Hervé Théry : Quelle géopolitique du Brésil sous Bolsonaro ?